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Quand Obama prie,
Big Brother veille
ETATS-UNIS (3 août 2008)- Lors de son récent périple moyen-oriental (Afghanistan, Irak, Israël), Barack Obama a, le 24 juillet, diplomatiquement sacrifié à la coutume : il s’est recueilli devant le Mur des lamentations, à Jérusalem, puis a glissé dans un interstice entre deux pierres une prière griffonnée sur un bout de papier. Le problème est que, après le départ du candidat démocrate à la présidentielle américaine, un journaliste du quotidien populaire Maariv a eu l’invraisemblable indiscrétion de récupérer ladite prière - l’acte le plus intime qui soit ! - et de la livrer en pâture à ses lecteurs. Lesquels ont, dans l’ensemble, modérément goûté le procédé.
Obama y demande à Dieu de le protéger, lui et sa famille, de lui pardonner ses péchés et de l’aider à faire ce qui est droit et juste. Rien de grave, sans doute, mais sait-on jamais avec un fils de musulman, fût-il adepte de l’Église unie du Christ ? Savez-vous qu’il n’exclut pas a priori de discuter avec Ahmadinejad, le monstre de Téhéran ? Imaginez une seconde que, à deux pas du saint des saints, il ait suggéré au maître de l’univers de rayer Israël de la carte ! Heureusement, Maariv veille…
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